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 Le refuge

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Andylan
   
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   Pensée du jour  :  "J'aurai dû écrire sur les rivières secrètes coulant sur Toronto."
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Andylan  /  Gloire de son pair


Mais quelle folie, quelle drôlerie
De contempler le soleil toute la journée
S'en brûler les rétines et les ailes
De contempler le ciel toute la nuit, quand les nuages
Divaguent

Et regarder ces étoiles blanchies, comme délavées
S'émerveiller de leur aspect incertain, innateignable
La distance ! la distance.
Quelle drôlerie que la poussière d'étoile
Qui s'émerveille tous les jours devant sa mère.

Un mouton sous le lit de l'univers.
 
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véri  /  Hé ! Makarénine




Honey
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Insane.
   
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Insane.  /  Avant, j'avais un rang. Mais c'était avant.


Très chère
Comme tu peux m'être cher

Heureusement que ta chevelure est rousse
Et qu'elle vaut la peine qu'on la caresse
Et que tes yeux sont clairs, et beaux
Et qu'ils valent la peine d'être vus

Heureusement que tes choses peuvent se prendre

Merci Merci Merci de vendre ton or contre de l'argent.
 
Insane.
   
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Insane.  /  Avant, j'avais un rang. Mais c'était avant.


Si j'avais pu, j'aurais été travailler dans les mines
Où à force de creuser, on aurait trouvé des muses dorées

J'aurais fait météorologue et dans les instruments
Il y aurait eu des chaleurs pour le corps
Des gels où je me serais trouvé
Dans tes bains de soleil

J'aurais été banquier, et architecte et sorcier
Avec tous les minéraux du monde
Tu aurais été construite
Puis animée

Non, ce n'aurait été qu'une poupée

Voilà
Je fais des efforts vides et flous
J'espère te trouver un peu
Alors que je sue
Que je tire la langue
Bête pour toi

(Que c'est drôle d'être esclave
Quand on crie tout le temps liberté)
 
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J'aurais trié les bons des gentils
Les cons des imbéciles
Et j'aurais choisi le plus beau
Le plus terrible, le plus faux
L'incapable mystère de ce désert
Et nous aurions vécu toute la vie
Ensemble tout seul chacun
Et nous aurions vécu tout le dessert
Ensemble tout vieux chagrin

Voilà,
Je fais des plis pour te plaire
Des grimaces, des moues,
Ces trucs manière
Voilà,
C'est bête et ça manque
De sel d'audace
De grands sacs bateau pour pleurer dedans
 
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Invité  /  Invité


Nous buvons le narguilé
dans le train qui brûle
à l'arrière-plan
invisible

Nous fumons le vin
dans l'avion qui fond
dans les ténèbres
sucrées

Voilà,
Je fais des rimes pour y croire
encore

Voilà,
Je fais des allers et des retour pour y croire
encore

Voilà,
Je fais des chateaux de tabac pour enfumer leur satanée gueule de macaque
encore

Voilà,
J'inonde l'amour de ma violence
distance

 
Andylan
   
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Andylan  /  Gloire de son pair


Pourtant les papillons restent à papillonner
Loin de mon ventre qui se flétrit année après année
Quand j'ai cru aimer l'amour, j'ai voulu t'aimer toi
Quand j'ai cru t'aimer toi, j'ai bu mon vin
Et je n'aimais que moi dans le reflet ; une putain
Un creux entre deux valses
Sensuelles
Ou sans su-
Et sous-fifre

Je n'aimais que moi
Et je pleure sur la tombe des gestes gris
Des danses nocturnes sur le sable
De la fumée libre - libre ! - dans la forêt

Il n'y a plus que mes chevilles pour rappeler la condition de mon âme
Et toi chaque soir, au bien laid bonne nuit
 
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véri  /  Hé ! Makarénine


Mais je ne suis qu'un petit homme
Ardent au travail (la semoule dans laquelle je pédale obstrue les rouages du néant)




Je ne suis qu'un petit homme qui connut longtemps la misère amoureuse
Maladroit
Ardent au travail
Silencieux (Les gens me comparent à un mur)




Un petit homme
Amoureux
Les mains vides




(Mais qui voudrais de moi mais qui voudrais de moi je sus je meurs je ne voudrais pas passer mon temps à me faire du mal un peu de confort et de paix et d'harmonie l'harmonie d'apprendre à ne pas vivre à l'aune de folles espérances la tranquillité du silence dans un monde qui parle des poignards qui tournent autour encore)
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Invité  /  Invité


La vie est insensée, folle et méchante
C'est ainsi qu'il faut vire : les poings dans le vent
C'est ainsi qu'il faut aimer : la faim dans le ventre

Nous sommes ce que nous voulons, nous terminons nos frites si nous le souhaitons
La fatalité bizarre d'être morne et effacé : rouage et volonté
La maladie d'être sans espoir : cancer et force vive

A trois temps, la ballade,
A trois temps la glissade
Vers 1, 2 et 3 : la baignade
dans le grand océan noir

Et au dessert : une religieuse.

 
Pluie
   
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Pluie  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Elle ne se laisse pas digérer.
Partout les ondes, le son qui claque,
Ma porte est fermée à clef
Je ne pense pas la rouvrir
Pas avant demain matin.

Pourvu que la nuit soit longue
Que j'en boive le moindre détail
Qu'encore je m'étale sur le sol
Pour me fondre aux arabesques indiennes
Qui y sont peintes,
Qu'enfin j'arrive aux bouts des signes
Qui s'opposent et m'imposent
Un acharnement dont je ne sais que penser,
Que de son voile noir
Elle ravive quelques flammèches, déjà trop pâles
Et vacillantes.

Pourvu que la nuit soit longue,
Éloigne, je t'en conjure,
Mon lendemain matin.
 
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véri  /  Hé ! Makarénine


Je pourrais dire aussi tout ce que l'amour n'est pas :

Un combat de boxe où l'on se frappe avec des mots
Une pièce de théâtre où chacun attend que l'autre joue le rôle de l'amoureux
Et moins encore : l'histoire d'une impossibilité dans laquelle l'impossible étrangle nos vies.


Il est peut-être simple au point qu'il faut savoir se faire simple : tendresse, partage, écoute.
Se réaliser ensemble, vivre ensemble. Le contraire d'une ambition.



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Invité  /  Invité



Voyageur immobile, dans la neige de l'hiver qui approche
Des notes sur mes épaule nues, dégoulinent pour le restant de la nuit
Je les laverais à l'eau de mes désirs,
de ceux qui se perdent dans des labyrinthes faits pour d'autres que moi

Voyageur immobile, mon coeur
Balancé d'avant en arrière, s'arrime à des ports dans devenir
Pas envie d'essayer. De falloir.
Le falloir c'est pour les soldats.

Voyageur immobile, trouez-moi le coeur, iris de l'aube
qui riez sur mes joues, iris de l'au
bête — des milliers de notes sur mes épaules nues, dégoulinent pour le restant de la nuit
Des millions de fêtes ricochent sur mon corps blême
pour le restant de la vie

 
Insane.
   
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Insane.  /  Avant, j'avais un rang. Mais c'était avant.


Voyageur immobile, je suis dans le bateau au loin qui navigue sur tous les océans.

Je voudrais tant partir en croisière, parmi les ports, les écumes et les coraux.

Mais voyageur immobile, il semble qu'une tempête me retienne ici parmi les livres, les bibliothèques et les dissertations.

Je dirai bientôt à tous les enfants qu'il faut partir en mer car là-bas, les vagues roulent sur le corps et que cela vaut tous les matins français du monde.

Je leur raconterai que tous les poètes du monde ont écrit par dépit et qu'ils cherchaient juste un chemin vers le coeur de la mer, qu'ils auraient étreint, et vers sa bouche, qu'ils auraient embrasser.

Et je partirai peut-être avec une gamine, ou une jeunesse avant de me faire rattraper par la terre.

 
Insane.
   
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Insane.  /  Avant, j'avais un rang. Mais c'était avant.


Je voudrais faire de ma vie un exil vers l'ailleurs, une solitude en son sein.

Toujours, je nagerai dans l'océan pour qu'une immense vague, un jour, m'emporte.

La mer, la nature, les étoiles diront : "Il a voulu vivre parmi nous. Il mérite qu'on lui fasse une place dans nos limbes."

J'aurai vécu comme un homme, mais je serai mort comme un astre.

Les hommes m'auront oublié, mais j'aurai appelé l'au-delà.
 
Insane.
   
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Insane.  /  Avant, j'avais un rang. Mais c'était avant.


Je voudrais être ce lion, dans laquelle l'infini n'aura vu que la profonde tristesse de ne pas avoir été pourvu de plus de noblesse.

Dans son regard, on voit la rage, et le refus d'être une bête.

Sa course se dilate au soleil.
 

 Le refuge

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