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 Happy end ou bad end ?

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Annunziata
   
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Annunziata  /  Autostoppeur galactique


J'avoue que faire la fin d'un roman c'est toujours un casse-tête ! Est-ce que celui-ci va bien se terminer ou non ? Personnellement, il faut prendre plusieurs facteurs en compte. Déjà l'envie de l'auteur, de l'autre l'histoire, le personnage principal. Je le dis tout de suite, je ne suis pas fan des fin happy end surtout si le ou la héroïne en question à subi beaucoup de problèmes. Et qu'au final, celui-ci ou celle-ci fini sans aucune égratinure, ce qu'on appel dans le jargon du jeu de rôle: le défault de la surpuissance. Je déteste cela, lire des textes ou le personnage se prend pour un Dieu intuable et que cela se finisse bien pour lui et mal pour ceux qui respecte la règle. Souvent, c'est cela le gros problème des textes littéraires: La surpuissance tue votre roman. Je suis adepte des romans qui se basent sur la réalité et qui sont modérés dans la gestion et la capacité du héro à ne pas être "intouchable". Pour moi c'est simple, si le personnage principal subit des malheurs, des revers etc... La logique voudrait que la fin ne se finisse pas en happy end. C'est pour cela que j'aime beaucoup les histoires Japonaises, la fin se termine presque toujours en bad end et c'est le plus touchant à mon avis personnel.
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Thynie
   
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Thynie  /  Tycho l'homoncule


Peu importe une happy end ou une sad end, tant que c'est dans le prolongement de l'histoire!

J'ai lu des livres ou une happy end aurait tout gâché, mais aussi d'autres ou une bad end aurait tout gâché aussi!

Donc tout dépend du livre ...

Je dis bad end ou happy end car bad et happy ne sont jamais a égalité dans une fin, il y en a toujours un plus présent que l'autre !
 
Matrix
   
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Matrix  /  Blanchisseur de campagnes


Moi je dirais juste que si ce topic est un référendum masqué pour t'aider a choisir comment finir ton livre, tu peux déjà arrêter de l'écrire.

Je trouve ça très mauvais comme principe de demander au public ce qui lui plait pour faire ce qui lui plait parce que ça lui plait (et réciproquement, choisir de faire ce qu'il ne lui plait pas juste pour le surprendre et/ou le faire chier).

Fait ton histoire, c'est toi qui doit avoir une idée de quelques chose a raconter, et donc une idée de comment ça se termine! (il y a d'ailleurs plusieurs méthodes pour faire une fin qui ne se termine pas si tu as du mal a trancher, mais personnellement j'ai horreur des histoires qui finissent en queue de poisson...)

C'est donc a toi de savoir ce que tu fais, ce que tu veux, ce que tu racontes.


Sinon, de manière générale, personnellement, Les Happy end sont souvent décevante car malvenu (trop prévisible, peu plausible/tiré par les cheveux [parfois on arrive même a sentir que c'est tirer exprès vers une fin où tout vas bien alors que ça n'aurait pas du être le cas]).
De fait, et parce que bcp trop de films/livres finissent bien, je préfère quand ça fini mal (ça reflète plus la réalité des choses, c'est moins nié).

Pourtant mon film préféré (Le Seigneur des Anneaux) fini bien...
On peut donc en conclure que si c'est bien fait, plausible et dans le ton, peu importe la fin (bonne, mauvaise, ou mitigé), il faut juste qu'elle ne déçoive pas.
C'est de plus, la chose que les gens retiennent le plus souvent Wink
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isallysun
   
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isallysun  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Pour ma part, je n'ai pas de préférences marquées pour les bad-end ou les happy-end! Dans la vie, il y a les deux et il est normal qu'on transpose cette dualité dans les livres. Par contre, il faut que la fin soit cohérente avec la quête principale du roman, de la saga. Et je déteste les fins qui donnent l'impression que la quête principale n'a pas été résolue, une sensation d'inachevée. Oui, il peut y avoir une ouverture, mais il faut que l'intrigue soit résolue et ce même dans les sagas.
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Invité  /  Invité


La fin idéale est pour moi à la fois surprenante et logique. Une fin qui déboussole le lecteur, à chaud, juste au moment où il achève sa lecture, mais qui lui paraît évidente lorsqu'il y repense plus tard, à froid. Une fin qui fait dire : "Vraiment, je ne l'avais pas vu venir, mais ça ne pouvait pas se terminer autrement."
Je n'ai pas d'exemple en tête tout de suite (et je ne me souviens pas en avoir rencontré beaucoup... C'est très difficile de combiner les deux).
 
Pohore
   
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Pohore  /  Bile au trésor


Au vu de ce que vous dites, j'ai l'impression que vos êtes perdus dans un labyrinthe à deux issues, une équations à deux inconnues, un monde binaire, froid et sans caractère.

Il n'y a pas que deux types de fins, happy end ou bad end . Il y en a une autres dont il semble que vous avez fait l'impasse. Mais si, vous savez, cette fin absurde qui laisse un gout amer dans la bouche. Cette fin sans queue ni tête qui ne donne qu'une seule envie: brûler le livre. J'ai nommééééé: La Mad end.
 
Duvodas
   
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Duvodas  /  Buffalo Bic


Pour ma part, ceux qui m'ont lu sauront que je privilégie souvent la Bad End, étant donné la dimension épique voir grandiose qu'elle offre au trépas de mon héros (ça sied beaucoup à la Fantasy! ^^).

Mais je pense que la fin de ton roman doit être en adéquation avec l'ambiance générale de celui-ci. S'il s'agit d'un roman noir, une fin triste pourrait en constituer l’exacerbation, l'apogée de la noirceur que le récit dégage.
Mais si au contraire, à la fin tu souhaite briser cette ambiance instaurée tout au long du récit, tu opte pour une fin contradictoire avec tout ce que tu as bâtis avant, ça créé une chute qui laisse le lecteur baba et c'est toujours bon pour toi, ce genre de chose.

En espérant ne pas être passé à côté du sujet...

PS: Pohore, je crois que tu es l'un des rares écrivains ici à vouer une telle adoration aux fins absurdes et complètement dénuées de sens... Suspect
 
noblehilare
   
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noblehilare  /  Autostoppeur galactique


Tout n'est pas blanc ou noir.Il ne faut ni une happy end où tous les gentils gagnent ni une bad end où tous les gentils meurent.
Il faut un peu des deux pour une bonne fin, je pense.
En tout cas, il faut qu'elle soit surprenant, que l'on ne la voit pas venir au milieu du livre. C'est le point le plus important, je pense.
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noblehilare
   
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Garnele a écrit:
La fin idéale est pour moi à la fois surprenante et logique. Une fin qui déboussole le lecteur, à chaud, juste au moment où il achève sa lecture, mais qui lui paraît évidente lorsqu'il y repense plus tard, à froid. Une fin qui fait dire : "Vraiment, je ne l'avais pas vu venir, mais ça ne pouvait pas se terminer autrement."
Je n'ai pas d'exemple en tête tout de suite (et je ne me souviens pas en avoir rencontré beaucoup... C'est très difficile de combiner les deux).

J'aime bien ton analyse
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Emsi
   
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Emsi  /  Pour qui sonne Lestat


Je tombe sur ce vieux fil tout à fait par hasard, en cherchant un truc totalement différent sur Gougoule, et je ne trouve pas qu'il soit inintéressant car il permet de voir... qu'on est bien en France et pas en Amérique (bon ça d'accord, vous le saviez). Je veux dire que je n'ai pas été surprise de voir qu' il se dégage tout de même de ce fil une "préférence" pour les fins tristes.
C'est culturellement très français : on (enfin, pas moi) préfère le drame, car ce qui est happy ending est considéré comme bisounours, gnan-gnan, mièvre, et tutti quanti.  

C'est sans doute ce regard un peu condescendant des Français sur le happy ending qui fait que la romance, dont c'est un paramètre essentiel, est chez nous regardée de très (mais alors trrrrrrès) haut, et que finalement, nous n'avons pas de grands auteurs comme il y en a aux USA, parce que chez nous, aucun éditeur n'est armé pour aider un auteur à construire une romance qui soit en même temps un vrai roman (ou nouvelle, comme par exemple la sublime Madison bridges ou encore, et je la cite souvent, Brokeback mountain). Or ces deux nouvelles, par exemple, sont des textes finalement assez "faciles", et je suis sûre qu'ici, au vu de ce que certaines écrivent déjà (je suis admirative de vos productions !)  ou de la qualité des commentaires ici ou là,  on serait un certain nombre à pouvoir écrire ce genre de choses, mais les éditeurs français ne suivent pas. On doit donc se débrouiller avec ce qu'on sait faire, qui hélas peut rester relativement basique (pour moi ça le reste en tout cas), car on n'aura pas comme aux USA l'agent ou l'éditeur qui saura nous faire retravailler tel ou tel passage, telle ou telle idée, pour les mener à un niveau supérieur.
Je suis frappée, dans les ouvrage anglo-saxons, de voir la page remerciements : on y voit comment le livre a été travaillé et retravaillé justement sur intervention de ces gens que nous n'avons pas en France (du moins pas pour la r"romance").

Moi les fins tristes, même si elles ouvrent sur "autre chose" (bof...) m'énervent pour la même raison qu'a dit quelqu'un ici : le personnage a marné tant et plus pour être heureux, enfin ça y est, il l'est (heureux), et paf, une tuile, tout s'écroule.  Exactement comme m'énervent les contes où il faut toujours que le père ou la mère meure (et là aussi on nous explique que finalement c'est bien pour l'enfant, ça lui permet de grandir. Re bof...).

Maintenant, bien sûr que c'est clair, comme il a aussi été dit très justement ici (que de choses justes ont été dites, n'est-ce pas ! Smile ) que si on se met à écrire des histoires en se donnant pour consigne "jamais je ne ferai de fins tristes" ou "jamais je ne ferai de fins heureuses" (pour parler français), on n'ira jamais loin. Parce qu'en fin de compte, ce sont nos personnages qui nous commandent, et certains peuvent ne pas avoir envie de lutter. Dans l'histoire que j'écris actuellement, un personnage que j'aime beaucoup, et qui est entre la vie et la mort, va sans doute mourir, alors que pourtant il pourrait tout à fait se remettre, mais je crois qu'il veut "partir". Cela dit, ce n'est pas mon personnage principal non plus, alors...
 
Yaëlle M.
   
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Yaëlle M.  /  Bile au trésor


De mon côté, j'ai écrit une fin triste et une heureuse. Et j'ai gardé les deux. Et voilà. Le lecteur choisira.

Bien sûr, ça ne plaît pas a tout le monde. Mais personnellement, ça me va et certains lecteurs adorent ce principe.
 
Emsi
   
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Yaëlle M. a écrit:
De mon côté, j'ai écrit une fin triste et une heureuse. Et j'ai gardé les deux. Et voilà. Le lecteur choisira.

Bien sûr, ça ne plaît pas a tout le monde. Mais personnellement, ça me va et certains lecteurs adorent ce principe.

Oui ça c'est super ! J'ai souvent pensé que ça devrait être une pratique courante. D'ailleurs, pour ne rien te cacher, ça m'est arrivé d'ignorer totalement la fin triste (pour ne pas dire la triste fin) d'un personnage ou d'une histoire pour en écrire une autre, réservée à mon usage personnel. Un pratique qui fait rire mes enfants, mais qui moi me convient parfaitement !
 
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fabiend  /  Gloire de son pair


Emsi a écrit:
C'est sans doute ce regard un peu condescendant des Français sur le happy ending qui fait que la romance, dont c'est un paramètre essentiel, est chez nous regardée de très (mais alors trrrrrrès) haut, et que finalement, nous n'avons pas de grands auteurs comme il y en a aux USA, parce que chez nous, aucun éditeur n'est armé pour aider un auteur à construire une romance qui soit en même temps un vrai roman

J'écoutais une vidéo (payante, elle fait partie d'un workshop donc je ne peux pas mettre le lien) d'un auteur qui racontait l'histoire du genre romance aux États-Unis (il est de là-bas) et c'était très intéressant. Le genre est pris de haut là-bas aussi, même si c'est dans une moindre mesure, et il en expliquait les raisons. Tous les décideurs de la chaîne du livre sont des hommes, en tout cas c'était le cas à l'époque (des années 50 aux années 90 disons), et donc, ben hé ho, pff, ils n'allaient pas s'abaisser à publier ces machins pour bonnes femmes quand même. Et c'est comme ça que l'industrie du livre s'est assise pendant des décennies sur un pactole de plus d'un milliard de dollars. Même là-bas, c'est encore très difficile de réussir à publier des romances par la voie traditionnelle, alors que c'est de loin le genre le plus populaire (beaucoup de lectrices, et surtout des lectrices très voraces).

Mais la révolution de l'autoédition a sacrément rebattu les cartes, en France ou ailleurs, et maintenant, quand on regarde le top des ventes d'e-books sur amazon, 90% des meilleures ventes sont des romances. Et pourtant, alors même qu'on a la preuve par a plus b que le lectorat demande toujours plus d'histoires de ce style, le genre est encore boudé par les éditeurs traditionnels, qui ne vont pas s'abaisser à publier des choses comme ça voyons, nous sommes une maison sérieuse.

On a eu, dans une moindre mesure, le même phénomène avec les romans policiers cosy, indignes d'être publiés en France, vous imaginez un peu, un pur divertissement avec un happy end obligatoire (c'est la définition même du genre là aussi), et en plus, encore une fois, le lectorat est majoritairement féminin. Jusqu'à ce qu'un jour quelqu'un ose traduire MC Beaton et, oh, surprise, ça a cartonné, ça par exemple, qui l'eut cru, le marché du livre est décidément imprévisible.
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Emsi
   
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Emsi  /  Pour qui sonne Lestat


Alors là oui je suis à 300% en accord avec tes remarques sur le cosy murder, qui maintenant cartonne et à qui on fait des couvertures très joyeuses (pas seulement pour les MC Beaton, mais aussi pour les détectives du Yorkshire, Dames de Marlowe et autres Agatha Raisin).
J'avais lu un article très intéressant et assez moqueur envers ces éditeurs qui sautent dans le train en marche : c'est à qui maintenant veut avoir sa MC Beaton ou son Faith Martin. Et là on peut tout de même dire bravo à la première des éditrices (car sûrement une femme je pense) qui a su convaincre sa maison "d'importer" ces personnages.

Pour la romance aux USA, oui il y a aussi un certain regard condescendant là-bas, mais c'est différent du regard français. Aux USA, c'est plutôt lié à la très nette séparation des sexes qu'il y a eu très longtemps (et qui est toujours très vivace) dans cette société dès le plus jeune âge : pas les mêmes jeux, pas les mêmes jouets, pas les mêmes lectures, pas les mêmes rapports de séduction. Dès lors en effet, quand Madison bridges (Sur les routes de Madison") est sorti, Clint Eastwood s'est fait descendre n flamme (pas par tout le monde, néanmoins) pour avoir fait "un film de fille" alors que la critique en France a été unanimement positive.
En France, le rejet de la romance (par les éditeurs) me semble plutôt venir de ce que ce genre n'est "pas intellectuel". Les Français ont un rapport à l'intellectuel qui fait partie d'eux : on cite toujours toujours le respect qu'ils ont, même quand ils sont d'un bord très différent politiquement, pour la culture d'un président de la République lettré. Même s'ils ne vont pas lire Socrate dans le texte, ils vont admirer ceux qui le font. Les étrangers remarquent toujours ce trait de caractère assez spécifique.
Dès lors, comme nos romances ne bénéficient pas du soutien d'éditeurs qui aiment ce genre pour ce qu'il est et sachent cultiver les qualités d'un texte pour en faire quelque chose qui le sorte de la simple histoire d'amour basique, nos textes n'ont pas cet "art de raconter des histoires" qu'ont les anglo-saxons (ce qui se retrouve d'ailleurs dans les scénarios de leurs séries, surtout les Anglais). Un éditeur reçoit notre manuscrit "tel quel", le prend ou ne le prend pas, mais va rarement prendre le temps de le faire retravailler (si tant est que le département "romance" de la maison d'édition ait un directeur spécifique et pas simplement un vague comité de lecture dont la composition est parfois déroutante...).

Quant on voit par exemple "La vie rêvée des hommes", sorti il y a peu, on a une superbe histoire d'amour entre deux hommes (dont la fin est sue dès le début, je le dis pour rester dans notre fil "fin"  Very Happy ) qui parce qu'elle n'est pas "que" histoire d'amour, a su  plaire à un éditeur généraliste. Je crois que le moyen de faire apprécier un manuscrit de "romance" chez nous, c'est que l'histoire soit hybride (social  + romance, comme en effet La vie rêvée des hommes, ou polar + romance, ou road trip + romance...). Et encore, il y a des chances qu'il faille minorer la composante romance.

Enfin, qu'on le veuille ou non, en France on est de culture cartésienne, on ne sait pas rêver : jamais un Harry Potter, un Alice au pays des merveilles, un Gulliver, et tant d'autres,  n'auraient été acceptés par un éditeur français. J'étais libraire quand Le Seigneur des Anneaux est sorti en version française (longtemps après les Britanniques donc) aux éditions Maspéro dans les années 80 : Maspéro a failli boire un bouillon avec ! Le livre s'est très peu vendu (avec toutefois plus de ventes en Bretagne, société où l'imaginaire onirique est très présent (souvent inconsciemment). Or comme la romance, avec sa fin heureuse, a tout de même beaucoup à voir avec le rêve ou les contes de fées, elle n'est  pas dans la culture des éditeurs français, ils ne savent pas la traiter.
Et maintenant que le sexe s'en mêle, c'est pire. Je ne sais plus qui ici sur un autre fil disait que l'éditeur (pourtant pas catalogué érotique) qui avait bien aimé son manuscrit lui reprochait malgré tout le "manque de sexe" dans sa romance ! Où est la poésie d'un Madison bridges... (euh, c'est pas une obsession hein, faut pas croire !  Very Happy Mais ce titre  me semble très illustratif de ce que peut être une belle romance, même si...
... je déteste la fin, qui selon moi ne tient pas debout, d'ailleurs
(Et hop, je retombe sur notre fil ! Pas mal, hein, comme pirouette)  :squee:
 
   
    
                         
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