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 [½ Nuit 4 Avr.] Extraits

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Mitsu
   
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Mitsu  /  Powerpuff girl


Vous pouvez - et vous êtes même fortement encouragés à - poster ici des extraits de votre prose écrite pendant la Nuit JE du 4 Avril.

Les extraits ne doivent pas dépasser 500 mots.
Poster un extrait vous engage à commenter ceux des autres.

Pour que ce sujet reste lisible, postez vos commentaires par ici.
http://anthilemoon.net/
 
Elouan
   
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Elouan  /  JE Lambda. (Cuvée 2012.)


Pas encore corrigé, pour voir l'extrait en entier, c'est par ici.

Nous ne sommes pas des sans-coeur : Ba est un géant (pas humain) qui mesure vingt mètres de haut. En deuil de sa copine qui est morte à cause de lui, Ba vit sa vie seul et rencontre une bande de jeunes qui commencent à lui balancer des cailloux sur le dos pour l'humilier, l'un d'entre eux réussit à lui faire mal à en lui envoyer un gros rocher sur le crâne.

Citation :
Il se leva, et avança très calmement vers l'auteur de la faute. Ce dernier n'osait pas bouger d'un centimètre, les autres commençaient à reculer pour s'échapper. Ba décocha un violent coup de point au garçon. Il n'était pas assommé, ni même sonné. Son cou était déboîté, il était mort sur le coup.
Les jeunes regardèrent leur pote, gisant par terre. Le cou désarticulé, le visage aussi inexpressif que Majorie.

Le jeune n'était ni sa première, ni sa deuxième victime. Tuer sous l'effet de la colère, ne lui faisait plus beaucoup d'effet, on avait plusieurs fois essayé de le tuer à cause de son apparence trop extravagante, il s'était défendu et avait ressentis de la culpabilité les premières fois. Aujourd'hui il n'en ressentait que par Majorie, qu'il avait tué à cause de son affection. Ou même pire, de son excitation. La plupart des jeunes avaient décampés, il n'en restait que deux.

"Excusez-nous... euh... monsieur. On voulait seulement attirer votre attention, il n'aurait pas du...il..."

"Je m'en fous. Allez rejoindre vos potes. Si je revois l'un de vous, ce sera le même sort que pour ce pauvre type. T’occupe pas de lui, fiston. Je m'occuperais de le mettre sous terre. Si ces proches sont prévenus, ils n'ont qu'à venir, ils subiront exactement le même sort. Si tentés est la ville entière est de me tuer, je me défendrais sans peine."

Ba se retrouvait seul, au milieu de ce désert campagnard. Il savait que le village n'attaquerait pas, ni personne d'autres. Il était faux qu'il avait la moindre envie de se défendre contre le village entier. Il n'en était pas au point de vouloir se tuer, mais n'était pas sûr d'avoir la force de volonté nécessaire pour sauvegarder sa vie qui n'était faites que d'alcool et de ronflements. Ah ça, la mort lui empêcherait définitivement de boire, mais pas de dormir tranquillement. Il serait sans cette culpabilité qui ne le quitte pas. Il n'avait aucun souvenir de sa famille, il avait eu des amis pendant son enfance, alors qu'il ne mesurait que cinq mètres. Il était déjà celui qui rompait la tranquillité des gens. Son inconséquence avait brisé en mille morceaux la demeure de ceux qui l'avaient pardonné par la suite. Il n'avait jamais su se contrôler, il ressentait son affection comme une boule coupante, cent fois plus grosse que lui.

Ses amis lui avaient donné un prénom, mais il l'avait oublié.

Il était né avec la même taille qu'un bébé normal. Mais avait déjà sa couleur rose bonbon, et son ventre était assez rond pour être couvert de vergetures. S'il n'avait pas grandit, il aurait explosé. Ses parents avaient du l'abandonner. Des parents parfaitement normaux, sans-cœurs.

Son passé était truandé de désamour et de destruction. Sa vie n'était faites de déglingue et de solitude. De son corps, seul sa mâchoire de mutant lui était utile. Son seul vêtements ne servaient pas tant à sa pudeur qu'à cacher l'instrument de sa honte, l'instrument du crime. Désormais les jeunes auraient fait la paix avec lui, dans la crainte de représailles.

Il regarda le vent tournoyer devant lui, se lover sur son corps puis repartir. Il partit vers la forêt, trouver quelque chose à manger. Ça faisait des années qu'il n'avait pas mangées de viandes d'animal. Le retour de ces sensations pourrait lui redonner l'impression d'avoir une vie qui bouge.

En mode https://www.youtube.com/watch?v=M2QiMqzWOfw après avoir terminé ma mi-nuit JE Laughing


Dernière édition par Cat R. Waul le Dim 8 Avr 2012 - 12:35, édité 2 fois
 
Hermès
   
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Hermès  /  Agent 006


Extrait de mon roman du diable, chapitre 8 :

Elle prend son verre, et se tourne vers moi :
- C'est la première fois que je te vois ici, tu viens d'arriver dans le coin ?
- Ça fait un petit moment que j'habite ici, j'y fait mes études. Mais oui, première fois que je viens ici.
- Tu fais quoi comme étude ?
- J'suis en première année de psycho. Et toi tu fais des études aussi ?
- Ouais, je prépare ma licence de droit.
Chris regarde les yeux de cette charmante demoiselle et détourne son regard vers sa bière, avec un petit rire souriant.
- Pourquoi tu ris ?
- Rien, c'est juste que, répond t-il en soupirant avec un petit sourire. T'es vraiment belle.
- Ah merci.
Elle dépose sa main sur la sienne, et le regarde dans les yeux.
- On va chez moi, demande Chris
- Je te suis.
Ils déposent l'argent sur le comptoir et filent à l'extérieur du bar. Ils marchent tranquillement dans la rue, en se jetant un regard de temps en temps.
- Tu es célib j'espère ?
- Ouais, pourquoi je t'aurais dit de venir chez moi ?
- Bah là dernière fois, avec un gars on était chez lui en pleine action et là sa copine est arrivée, donc voilà. J'te fais pas un dessin.
- Aïe, je te rassure, je suis seul et désolé de dire ça, mais un peu en manque aussi. - Et puis comment ne pas te résister.
- Comment ne pas te résister à toi.
- Tiens on va prendre cette ruelle, un raccourci pour aller chez moi, et puis j'ai hâte d'arriver aussi.
La jolie demoiselle se met à rire d'excitation. Tout deux tournent dans cette ruelle sombre, étroite, coupe-gorge. Ils marchent un peu vers le fond de la rue et là Chris plaque la fille contre le mur. Il l'embrasse, sa main ce balade vers ses fesses.
- Hum, tu embrasses bien.
- Je pouvais pas attendre, tu es tellement belle. T'inquiète j'en ai sur moi.
- Allez embrasse moi alors, tu attends quoi.
- J'attends ça
Les yeux de Chris changent, ils deviennent d'un noir tellement obscurs, l'expression de son visage de durcit, il se penche vers son cou, sa main sur la tête de la jeune fille. D'un coup sec, là tête de la demoiselle se décroche de son corps qui crache du sang en torrent. Il balance là tête vers le mur de l'autre côté, elle rebondit et atterrit au sol, en laissant une trainée de sang derrière elle. Avec ses mains il ouvre son ventre.
Il continue à s'acharner sur cette pauvre fille morte. Une fois finit il observa le tableau, des poumons mordus, une tête écrasée au sol, avec le cerveau qui en ressort. Elle a était démembrée, du sang partout, un vrai acte de boucherie. Il entend du bruit, se retourne et voit des ombres se diriger vers là ruelle, il se téléporte directement chez lui pour ne pas être surpris.


Dernière édition par Darky le Dim 8 Avr 2012 - 0:36, édité 1 fois
https://linktr.ee/alex.p.auteur
 
Pomcassis
   
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Pomcassis  /  Tentatrice chauve


Texte très descriptif qui ne nécessite pas de contexte pour comprendre, donc le voilà, brut de chez brut (je n'ai vraiment fait que survoler, donc désolée pour les fautes qui restent, pour les phrases mal fichues etc) :

Citation :

Maria-Magdalena m'entraîna dans des rues que je ne connaissais pas encore, bien loin de notre immeuble, des administrations, du marché que nous dépassâmes sans un regard sur la foule morne, terrifiante. Je la suivis les yeux presque fermés dans une ruelle très peu éclairée. Un rayon de lumière projeta nos ombres fades sur les murs aux ocres érodées et découvrit un banc à la peinture écaillée où se reposaient deux hommes. Entre les doigts de l'un d'eux, un chapeau élimé sur sa chevelure à l'abandon, un joint brûlait doucement et exhalait une odeur d'herbes folles. La fumée qui s'en échappait était prisonnière du vent qui ne circulait pas entre les deux bâtiments trop rapprochés, et stagnait au dessus de leur tête. Maria-Magdalena toussa et chassa le brouillard enivrant de sa main, puis refusa le mégot que nous présenta l'homme dont les yeux se veinaient de fissures rouges. Elle continua sa traversée de la ruelle qui s'avéra être une impasse : au bout, une porte s'ouvrit et un groupe d'hommes et de femmes en sortirent. D'un sourire, et d'une esquive, ils nous cédèrent le passage. Un couloir où une lumière crue s'introduisait du plafond vitré, dégringolant les marches d'un escalier en large colimaçon, nous accueillit par un sol dallé de noir et blanc. La rampe tourbillonnante reflétait sa silhouette allongée et décharnée sur le mur dont les blancs se cramaient sous les rayons du soleil trop vifs. Une chaleur étouffante saisit mes poumons. Ma main dans celle de Maria-Magdalena s'imprégna d'une chaude moiteur avant même de commencer l'ascension de l'escalier.
Au premier étage, ma peau, poisseuse, colla à ma chemise, les cheveux de Maria-Magdalena mouillèrent son visage. Je m'arrêtai, pour reprendre mon souffle, perdu quelque part entre la seizième et dix-septième marche. Maria-Magdalena roula ses yeux, déjà fatiguée, disaient-ils derrière ses cils doux et confortables, des ténèbres cotonneuses et silencieuses, mais sa jugulaire palpitait, luisante de sueur dont l'odeur salée et fruitée, chauffé par les battements saccadés de son cœur, m'extirpa un sourire. Puis elle m'indiqua, de l'autre côté du palier, un renfoncement où se dressait une porte, rendue invisible par la partie de cache-cache que menaient l'ombre et la lumière entre les barreaux de la rampe et les murs irréguliers.
Alors que nous nous approchions, un bruit sourd voyagea jusqu'à mes tympans, encore trop diffus pour être de la musique, mais dont le rythme grésillant m'évoqua des chansons vêtues de cuivre et de vinyles que mon père écoutait à en perdre la tête. Maria-Magdalena ouvrit la porte et je la suivis à l'intérieur d'une longue pièce dont la lumière se tamisait entre les tentures rouges coulant du plafond. La voix au charme grave de Dean Martin se frottait contre les murs, s'évaporant de la coquille argenté d'un gramophone en acajou placé sur une tablette à côté de l'entrée.

 
Skaar
   
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Skaar  /  Pour qui sonne Lestat


Extrait de l'Odyssée du Lucky Bird (passage qui se passe au début):

Citation :
Il leur fallut plusieurs heures pour vérifier l’ensemble du chargement. Tout était parfaitement en ordre, aussi Konor et Gjon tombèrent-ils facilement sur un accord. La cargaison serait livrée en moins de deux segments sur Syran à l’institut de contrôle spatial de la planète, et cela pour dix-mille unis. Une somme correcte si l’on considérait que la cargaison prendrait presque toute la charge utile du vaisseau, et qu’il était peu probable qu’ils trouvent du travail une fois là bas. Encore que Salynski, son pilote, en était originaire. Peut être pourrait-il leur dégotter un boulot.

Cela faisait maintenant une bonne demi-heure qu’ils attendaient le Lucky Bird. Les dockers et leur matériel étaient prêts. Pensive, Konor tourna son avant bras gauche vers le haut et activa son interfa d’une pression du doigt.

C’était un vieux modèle militaire, solide, efficace et pas très élégant. Fixé à la peau de son poignet ou d’une combinaison par un bracelet adhérent, la petite unité informatique était épaisse d’un bon centimètre et large de cinq. Quelques écailles de noir constituaient les seules vestiges de la couche de peinture qui masquait le métal brossé de la coque.

Il n’avait aucune décoration. Seules les petites protubérances des capteurs de mouvement donnaient du relief à sa surface, ainsi qu’une fine ligne séparant l’appareil en deux parts égales.
Au contact de son doigt, les deux battants s’écartèrent pour révéler une demi-sphère d’un noir opaque.

Immédiatement, le générateur holographique se mit en action. Un écran virtuel bleuté s’afficha, incliné vers le bas pour permettre une lecture aisée tandis que divers commandes virtuelles se liaient aux doigts de sa main gauche pour mieux en expliciter les commandes.

Après une brève attente, un bureau s’afficha avec divers applications courantes, messagerie, connexion au réseau local ou à d’autres interfas. En plus de cela, l’appareil permettait également une communication vocale voire en holoconférence, plus discrète en portant l’appareil à son oreille, contenait divers informations personnelles sur le porteur, identité, nationalité, groupe sanguin, et pouvait servir aux transactions financières sous réserve que le réseau local soit lié à un service bancaire sécurisé.

Utile et pratique pour les sédentaires, il était indispensable aux astrians pour lesquels il tenait lieux de passeport et permettait d’interagir facilement avec des réseaux étrangers sous réserve d’avoir les mises à jour adéquates. Certains informaticiens les préféraient même aux interfaces holographiques classiques et les adaptaient à tel point que certaines tenaient plus de l’œuvre d’art que du simple objet pratique.
 
Nywth
   
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Nywth  /  Ex-Ombre passée du côté encore plus obscur.


Deux extraits. Hématome, chapitre 12. (Ça dépasse un tout petit peu les 500 mots - j'ai retiré les fautes de frappes mais le reste est tel quel)

Premier extrait : Liliane a été torturée (dans les grandes lignes, disons) il y a peu mais elle a été sauvée.

Citation :
La souffrance qui irradiait de son épaule réveilla Liliane. La jeune fille aspira une goulée d’air avec difficulté ; sa respiration tressautait, s’arrêtait, repartait, toujours dans un rythme hésitant et laborieux. Elle avait l’impression que ses veines enflaient sous sa peau, se déformaient, et éclataient parfois. Son corps brulait, comme plongé dans des flammes. Elle ouvrit ses yeux pour y échapper. Mais son regard ne rencontra que le néant.
Impuissante, secouée de tremblements, elle hurla. Sa poitrine se souleva brusquement, elle hurla encore, puis elle murmura :
- Sennar !
La douleur de son souffle s’entremêla à celui du jeune garçon, plus calme et plus rapide. Elle crut entendre un cœur battre à côté du sien. Sa respiration s’apaisa un peu.
- Chut.
Ses petits spasmes s’estompèrent quand il lui posa un linge mouillé sur le front. Puis il lui prit la main, et la peau fiévreuse de la jeune fille trouva repos contre celle, plus fraiche, de son ami.

Deuxième extrait : Lors d'une de leurs discussions, Liliane s'emporte contre Sennar et lui rejette tout ses soupçons. (La première réplique est de Liliane)

Citation :
Il ne répondit pas.
- Tu savais parfaitement que des soldats de la milice impériale t’attendaient là-haut, n’est-ce pas ? Et c’est pourquoi tu ne voulais jamais que je t’accompagne au torrent !
Il ne répondit pas plus.
- Et pourquoi ne-t-on ils pas tué, lorsque tu allais chercher de l’eau ?
- Liliane, s’énerva-t-il, tu as été torturée ! Je veux bien admettre, comme cela survient de temps en temps dans l’esprit des personnes cherchant à justifier la cause de leurs douleurs, que tu me portes responsable de ce que tu as subit. Mais ne fais pas non plus des connexions douteuses entre deux pures coïncidences ! Je ne savais rien, rien du tout !
La jeune fille rougit de colère. Il lui mentait, encore. Elle éprouva une envie folle de le déstabiliser.
- Sennar, la torture, ce n’est pas ce que tu crois.
- Ah oui, alors c’est quoi, sinon de la souffrance obsessionnelle ?
- Ne m’oblige pas à dire ce que je ne veux pas dire et ce que tu ne veux pas que je dise !
- Dis-le tout de même ! Que je sache enfin ce que tu penses !
- Très bien. Très bien. La torture, ce n’est pas seulement la douleur ; il y a une autre dimension derrière, tu vois ? Tandis que nos esprits et nos corps sont entre les mains des bourreaux, que nous sommes réduits à une impuissance totale, à souffrir, nous détenons la vérité, celle qu’ils cherchent à nous arracher. Il suffit de dire un mot, un seul, pour influencer plusieurs vies ; il suffit de parler pour que le supplice cesse. C’est un paradoxe, tu comprends ? Un horrible paradoxe. J’avais tous les pouvoirs sur ton existence tandis que je perdais le contrôle de la mienne ! J’étais à la fois tout et rien, un dieu et un galet !
- Tu as complètement perdu la raison…
- Lorsque nous nous sommes rencontrés, je t’avais dit que je n’en avais pas.
Il secoua la tête, effleura la joue de la jeune fille d’une main, puis se détourna et sortit de la grange. Liliane comprit qu’il n’était pas près d’oublier ce qu’elle lui avait dit.
Tout comme elle ne réussirait pas à démêler la toile de mensonges qu’il tissait autour d’elle.


Dernière édition par Encre le Dim 8 Avr 2012 - 11:09, édité 1 fois
 
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Bon voilà. Par contre, j'ai dépassé les 500 mots. Je voulais mettre deux passages, mais si je coupe, on n'y comprend pas grand chose. (C'est le problème de mon écriture il faut croire).

Iota Basileus. Liam et Naomi ont rencontré John quelques jours plus tôt. Une fois arrivé à Washington DC, Liam accuse le coup : les réponses qu'ils attendaient lui échappent encore ; l'espoir qu'il avait insufflé à ses camarades s'évanouit. Abattu, il vient de s'asseoir sur les marches du Capitole.
Citation :
En bas, John oscillait entre exaspération et joie ; les belles paroles de Liam l’avaient en partie convaincu, il y avait placé de l’espoir et une grande attente, et aujourd’hui, un brasier les avaient consumé et le laissait dans une solitude écrasante. Mais, Liam voyait bien les yeux rieurs et satisfaits de la déconfiture de son adversaire. Il attendait désormais que Naomi rejette son amant sous le coup de la colère, pour ensuite la dérober des bras d’un Liam trop abattu pour réagir. La convoitise l’animait depuis le premier jour de leur rencontre, et aujourd’hui, il avait la possibilité de prendre une douce revanche.
- Alors ? Toujours personne ?, demanda Naomi d’une voix calme et maîtrisée.
Liam souffla puis lâcha :
- Les lieux sont vides, comme partout. Il n’y a personne de vivant dans les environs.
Malgré les paroles défaitistes de son compagnon, Naomi demeura imperturbable. Elle eut juste un bref hochement de tête, et une légère inspiration, comme le son d’une brise dans les frondaisons d’une forêt de chênes.
- Qu’est-ce qu’on fait ?
- Je n’en sais rien. Je veux dire, j’avais le sentiment de devoir me diriger ici. Comme si on m’y poussait. Tu as déjà ressenti ça ?
Un signe négatif de la tête lui répondit. Les yeux dans le vague, Liam continua :
- Et je pensais qu’on y trouverait toutes nos réponses. Il doit bien y avoir une raison, non ? Pourquoi ce retour ? Pourquoi cette amnésie ? Je me suis trompé. Et John avait raison. On aurait dû rejoindre la côte. S’il y a des gens, ça doit être là qu’on les trouvera. En tout cas, on aura plus de chances là-bas que dans une ville fantôme.
- Il faudrait d’abord trouver des vivres …
- Je sais. Sans mon obstination, on n’aurait pas perdu plusieurs journées. J’ai merdé, j’ai vraiment merdé ! Et maintenant, c’est fini. Plus d’espoir, plus rien.
Des larmes coulèrent ; Liam les balaya d’un revers de main. Puis, il se força à se concentrer sur autre chose, à oublier ce cuisant échec. Ses pensées le ramenèrent à Naomi, la seule femme qu’il avait connu jusqu’à présent et qu’il perdrait. Dans ce monde, les plus forts gagnaient, et il admettait la supériorité de John.
Naomi posa une main sur la sienne.

Choc et Effroi. Des mercenaires ont capturé Dean, et son otage Sujin. Mais contre toute attente, ils reçoivent l'ordre d'exécuter la jeune femme. Deux des mercenaires la traînent dans la forêt, vers son lieu d'exécution.
Citation :
Les deux hommes se campèrent face à elle. Prostrée, Sujin recula jusqu’à l’arbre, jusqu’aux racines et au tronc. Cette présence dans son dos la rassura un bref instant, avant qu’elle ne réalise l’imminence de son exécution. L’un des deux mercenaires dégaina un pistolet ; le bras le long du corps, il attendit encore quelques instants, comme pour savourer la situation. Le prédateur avait refermé ses mâchoires sur la proie sans défense, et n’avait plus qu’à serrer pour parfaire la mise à mort. Le mercenaire n’avait plus qu’à lever son bras et presser la détente, un geste très simple pour un tueur de son envergure. Sujin croisa son regard et faillit lâcher un sanglot ; les yeux de l’étranger s’étaient vidés de toute expression. Dans la même situation, ceux de Dean avaient laissé échapper du doute, et de la peine. Mais ceux-là restaient froids et durs, aussi noirs que le regard d’un requin.
Dean ne la sauverait pas, et elle mourrait au pied de ce chêne, dans cette clairière, au cœur d’une forêt sauvage. Son corps satisferait l’appétit des bêtes.
Sujin ferma les yeux et adressa une prière à Dieu. Elle espérait que la miséricorde divine ait pitié d’elle, sans vraiment y croire. Elle hésita à faire le signe de croix mais se retint, plus par habitude que par peur.
Le mercenaire fit un pas en avant et leva l’arme. Son compagnon posa une main sur son épaule et murmura quelque chose à son oreille. Un bref sourire se dessina sur les lèvres gercées du tueur, qui hocha la tête d’un air compréhensif. Sujin crut voir une lueur malsaine dans les yeux de son meurtrier, mais son imagination la trompait, encore une fois.
- Debout !, cria-t-il.
La voix impérieuse, grave et profonde, la frappa comme la lame d’un poignard et ouvrit une vanne en elle ; l’eau glacée la doucha ; Sujin se releva sans émettre une seule protestation. Adossée au tronc du chêne, elle suspendit sa respiration et ne quitta pas des yeux le canon du pistolet, toujours dirigé vers sa poitrine.
- Déshabille-toi !
 
   
    
                         
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