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 Du style... (lettre ouverte aux JE)

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Faust Federel
   
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Faust Federel  /  Journal du posteur


C’est la grande question : qu’est-ce qui prime en Littérature, le fond ou la forme ? Dans l’idéal, les deux, mais combien sont capables de construire une histoire intéressante avec un style hors du commun ? Bien peu, y compris chez les auteurs professionnels.

Mettre en évidence qu’il y a un nombre conséquent d’auteurs qui ne possèdent pas le moindre embryon de style (on a cité Levy, on aurait pu citer Musso) certes. C’est totalement vrai. Mais il y a aussi leurs opposés complets, peut-être encore pires : les auteurs qui, incapables de construire une histoire qui se tient du début jusqu’à la fin, incapables de faire preuve de rigueur et de cohérence, utilisent un style plus ou moins sophistiqué dans le but de cacher la misère…

Un roman, c’est avant tout la rencontre entre un lecteur et une histoire. C’est tout du moins ce que recherche l’extrême majorité des lecteurs, au vu des ventes de romans : une histoire qui les sorte de leur quotidien, qui leur fasse ressentir des émotions, qui leur parle. Et, quand il y a un style vraiment personnel, particulier, atypique et fort, alors là, le plaisir de lire est décuplé, bien sûr. Mais le style n’est pas la première chose que recherchent la majorité des lecteurs dans un premier temps.

Or, là, on touche à un point essentiel : la Littérature a-t-elle pour vocation d’être lue, ou s’agit-il d’un acte onanique destiné à satisfaire ce dit auteur ? Doit-on s’adapter à son lectorat, ou, dans une posture d’artiste maudit, de mépriser son aspect grégaire en se condamnant à l’insuccès ? L’idéal est peut-être de tendre entre ses deux extrêmes : écriture calquée sur les goûts du public comme un bon produit calibré et démarche artistique coupée de toute contigence extérieure…

 
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toniodelavega  /  Tapage au bout de la nuit


Désolé, peut-être vais-je paraître carnassier mais l'écriture est beaucoup plus simple que tout cela....SELON MOI
http://art-antoineteillet.wifeo.com/
 
Faust Federel
   
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Faust Federel  /  Journal du posteur


C’est-à-dire ?
 
Arcturus
   
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Arcturus  /  Double assassiné dans la rue Morgue


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Dernière édition par Arcturus le Mar 22 Jan 2013 - 22:36, édité 1 fois
 
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Mida a écrit:
Quand à la find e ton post tu invoque Deleuze j'ai plus l'impression que c'est la défintion d'une figure de style.

J'imagine Deleuze, qui a tout le long de son existence tenté d'accoucher d'une définition du style, retourné dans sa tombe se frappant le front avec le paume " Ah, tiens, j'y avais pas pensé !". Non, Deleuze ne parle de figures de style. Quand j'énonce n'importe quelle métaphore, je ne vois pas en quoi j'invente de la syntaxe. (Pour creuser, je te renvoie à ses concepts d'agencement et de langue mineure, un peu navré de ne pas avoir l'étoffe d'un professeur de philosophie.)

Citation :
Il existe par exemple le style journalistique ! Le style journaliste qui a pour caractéristique de ne pas utiliser (ou peu) de figure de style...

C'est un abus de langage. Ou tout du moins, une acception trop large : ça érige n'importe quel journaliste en styliste. C'est comme lorsque l'on parle de style encyclopédique. De telles terminologies ne permettent pas de caractériser un auteur particulier.

Pour le reste, je crois que les autres ont déjà fait le boulot.
 
Lohengrin
   
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Lohengrin  /  Chevalier au Pancréas


David a écrit:
Lohengrin a écrit:
Les aléas du discours écrit...

Citation :
Comme quoi, on devrait toujours signaler que son avis... est subjectif
:mrgreen:

ah non ! STP ! ne retourne pas mon ironie contre moi, ce serait franchement... imbécile. T'as pas vu le smiley des fils qui se touchent ? (ou ca aussi, faut l'expliciter ?)


Very Happy Tu me sous-estime, je ne faisais qu'approuver cette touche d'ironie que j'ai trouvé drôle (un peu de mauvaise foi, mais drôle).
 
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Citation :
J'imagine Deleuze, qui a tout le long de son existence tenté d'accoucher d'une définition du style, retourné dans sa tombe se frappant le front avec le paume " Ah, tiens, j'y avais pas pensé !". Non, Deleuze ne parle de figures de style.

Surprised

Citation :
Quand j'énonce n'importe quelle métaphore, je ne vois pas en quoi j'invente de la syntaxe.

Du style... (lettre ouverte aux JE) - Page 4 Faire-l-autruche
 
Faust Federel
   
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Faust Federel  /  Journal du posteur


pblegion a écrit:
Marc Lévy vend beaucoup de livres pour la même raison que McDonald's vend beaucoup de hamburgers. Si c'est ça ton idéal littéraire…

Bien sûr que non. C’est toujours agréable de voir quelqu’un reprendre de façon partielle et partiale mes propos...
 
Arcturus
   
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Arcturus  /  Double assassiné dans la rue Morgue


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Dernière édition par Arcturus le Mar 22 Jan 2013 - 22:38, édité 1 fois
 
Lohengrin
   
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Lohengrin  /  Chevalier au Pancréas


Toi, tu as lu le Jourde & Naulleau Very Happy

 
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je donne le pourquoi parce qu'autrement mon humour délicieux ne sera pas compris (je n'ai pas lu deleuze donc c'est pour la beauté du geste) :
après tout, la syntaxe ne vient pas du stylo de l'écrivain mais de son écriture, et, de premier chef, de ce qu'on appelle rétrospectivement les figures de style ; je dis rétrospectivement, parce ce les serait considérer comme autant de trucs à appliquer dans l'acte d'écrire, quand ce qu'on veut dire c'est qu'écrivant il produit ces figures (comme autant de façons déterminables, décontextualisables, déterritorialisables (LOL) de produire de la syntaxe : l'écriture entrée dans les manuels ; et c'est par là qu'on distingue l'écrivain du philistin, je renvoie à notre ami nabokov). et, certes, si l'on pense en premier lieu aux anacoluthes ou asyndètes, comme jeux précisément syntaxiques, c'est applicable à toute figure de style en tant qu'elle est susceptible de faire montre d'une originalité d'écriture en tant qu'elle est par essence travail sur la langue (c'est pour cela qu'on l'appelle figure de style). bien que la métaphore porte sur le sens et non la forme, comme je l'ai fait remarquer plus haut, mais à un niveau micro et non macroscopique, ils sont comme in-détachables, si bien que la manière d'amener le sens propre à la métaphore se peut très bien doubler d'une manière originale de l'articuler en tant que portant sur le sens elle est susceptible de révéler cette articulation mieux encore. lala


Dernière édition par Yoni le Lun 26 Mar 2012 - 21:28, édité 1 fois
 
QuillQueen
   
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j'avoue. C'est grandiloquent, de façon négative. "majestueuse, parfaite, grandiose, magnifique, jolie"...
Très "littérature française-euh avec un grand L comme elle voudrait être façon 19ème -euh" ♫ (prout prout)
puis on s'étonne que je me fiche de ces a priori conservationnistes :mrgreen:
 
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Yoni a écrit:
je donne le pourquoi parce qu'autrement mon humour délicieux ne sera pas compris (je n'ai pas lu deleuze donc c'est pour la beauté du geste) :
après tout, la syntaxe ne vient pas du stylo de l'écrivain mais de son écriture, et, de premier chef, de ce qu'on appelle rétrospectivement les figures de style ; je dis rétrospectivement, parce ce les serait considérer comme autant de trucs à appliquer dans l'acte d'écrire, quand ce qu'on veut dire c'est qu'écrivant il produit ces figures (comme autant de façons déterminables, décontextualisables, déterritorialisables (LOL) de produire de la syntaxe : l'écriture entrée dans les manuels ; et c'est par là qu'on distingue l'écrivain du philistin, je renvoie à notre ami nabokov). et, certes, si l'on pense en premier lieu aux anacoluthes ou asyndètes, comme jeux précisément syntaxiques, c'est applicable à toute figure de style en tant qu'elle est susceptible de faire montre d'une originalité d'écriture en tant qu'elle est par essence travail sur la langue (c'est pour cela qu'on l'appelle figure de style). bien que la métaphore porte sur le sens et non la forme, comme je l'ai fait remarquer plus haut, mais à un niveau micro et non macroscopique, ils sont comme in-détachables, si bien que la manière d'amener le sens propre à la métaphore se peut très bien doubler d'une manière originale de l'articuler en tant que portant sur le sens elle est susceptible de révéler cette articulation mieux encore. lala

je reprends cette réflexion de yoni, qui me semble intéressante.
menant à son terme la logique de l'argument ici exposé, l'on pourrait aboutir à une définition du style qui, je pense, mettra d'accord tous les gens de goût, en tant qu'elle traduit aussi bien un niveau microscopique (l'écriture se faisant, les mots buttant entre eux : ce qui dit et ce qui est en train de se dire) que macroscopique (l'écriture faite : ce qui est dit et la manière dont c'est dit) : le style, c'est une manière originale d'articuler le sens. (j'utilise articuler parce que ça dénote aussi bien la mécanique propre à l'écriture qu'on sépare ensuite en fond/forme comme descartes le faisait de la pensée et de l'étendue (je suis spinoziste) que la matérialité propre à tout texte (je renvoie quant à ce dernier point aux intéressants travaux de roland barthes);
 
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POURQUOI JE PEUX PAS METTRE DE NOTES DE BAS DE PAGE DANS MES POSTS
 
Faust Federel
   
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Faust Federel  /  Journal du posteur


Que ces extraits sont plats... En cela, je suis totalement d’accord, pblegion : Lévy est navrant, que ce soit au niveau du style que du fond…
Je suppose, pour n’avoir jamais lu un seul de ses bouquins, que les gens y trouvent le même plaisir qu’au Mac Do (pour reprendre ton image) : vite lu, vite digéré, plaisant à défaut d’être bon.
Par contre, pour continuer dans la métaphore culinaire, je ne prend pas non plus mon pied dans les restos étoilés guindés qui pratiquent une nouvelle cuisine française où chaque plat se finit en deux bouchées, des plats qui, souvent, ont plus de valeur esthétique que de leur valeur gustative.
L’idéal, c’est une cuisine avec du caractère, de l’originalité, qui te rassasie sans te rester sur l’estomac. Qui fasse voyager tes papilles, te surprenne par des alliances de saveurs sans pour autant se prendre au sérieux… que ce soit gourmand, bien caramélisé, que…mais… mais… Cyril Lignac, sors de ce corps !! Sors de ce corps tout de suiteeeuuuu !!! Laughing
 
   
    
                         
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