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 [Nuit 22 Oct.] Extraits

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Mitsu a écrit:
Vous pouvez - et vous êtes même fortement encouragés à - poster ici des extraits de votre prose écrite pendant cette demi-nuit JE.

Les extraits ne doivent pas dépasser 500 mots.
Poster un extrait vous engage à commenter ceux des autres.


Pour que ce sujet reste lisible, postez vos commentaires par ici.
 
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Aerean, Notre Monde

Bonsoir à tous. J'ai commencé un roman, j'ai écrit la première page de celui-ci, mais il y a une erreur que je n'arrive pas à cerner et qui m'énerve au plus haut point. Si vous pouviez m'aider...

Tout d'abord, l'introduction de mon univers.
Spoiler:
 


Et la première page...
Spoiler:
 


Je tiens à préciser que je n'ai pas écrit depuis environ 6 mois, excepté une rédaction en Français. Âmes sensibles, passez votre chemin!
 
Nywth
   
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Nywth  /  Ex-Ombre passée du côté encore plus obscur.


Un peu plus que 500 mots, excusez-moi...
Hématomes. Début du roman, à l'aube d'une nouvelle journée...

Citation :
Elle s’approcha d’Uther, ‘’son’’ cheval, attaché à un tronc. Elle l’avait volé après 6 mois de vagabondage, lasse de marcher. Lorsqu’elle posa la main sur son encolure, il s’ébroua, puis accepta ses caresses avec un plaisir mal dissimulé. Tandis que ses doigts frottaient la magnifique robe rouanne de l’équidé, le regard de la jeune fille dériva sur les entrelacs de végétation. Des vrilles farandolaient au-dessus des branches les plus basses, en éternel conflit avec le lierre qui tentait de les obstruer. La terre, rendue sèche par le manque d’eau, repoussait avec vaillance l’invasion de buissons touffus. Les arbres s’affrontaient dans un combat immuable pour atteindre le soleil ; les plus faibles, à l’agonie, étaient maintenus par leurs assassins, pas le moins du monde émus par cet ultime signe de prosternation.

Même au cœur des forêts, considérées comme des havres de paix, la mort laissait autour de Liliane un étau de combats et de désolation.

Elle cessa de se lamenter et chercha un moyen de se divertir l’esprit, par des préoccupations futiles de préférence. Son apparence, tiens. Elle réarrangea tant bien que mal ses vêtements déchirés. Elle ôta de ses cheveux brindilles et feuilles, défit les nœuds du bout des doigts, puis les tressa. Soudain, la crasse qui maculait son visage lui pesa. Elle envisagea de se dénicher une rivière, au pire une flaque, puis renonça d’un haussement d’épaule. Qu’importai, après tout ? Tout n’était que simagrées et préjugés : pour le monde, elle n’existait pas. Les rares personnes qu’elle croiserait ne feraient pas attention à elle, énième voyageuse sans importance.

Elle était le fantôme de leurs mémoires, celui qui apparaissait furtivement pour disparaitre aussitôt, et dont ils ne se souvenaient qu’avec une honte cuisante.

L’adolescente enterra avec soin les cendres du feu qu’elle avait allumé la veille au soir, et qui s’étaient dispersées durant la nuit. Un geste illusoire, simple réflexe, qui provenait des premières semaines de sa fuite. Alors, son esprit de jeune fille, encore ébranlé par la mort inexpliqué de ses parents, s’imaginait qu’on la traquait. Du moins, elle tentait de se convaincre par cette explication. Elle se savait suivie, son instinct la prévenait en permanence, mais par quoi ? Elle se comportait comme si elle ne s’était aperçue de rien ; au moins, cela lui donnait un avantage sur ce qui la traquait.

Elle posa la main sur la garde de son poignard, et savoura le contact glacial de l’acier.

Liliane récupéra son sac à dos et détacha Uther. Elle sauta sur son dos, attrapa les rênes d’une main, prit son équilibre et le talonna. Il se mit au pas, se laissa conduire entre les arbres par sa cavalière, évitant les troncs avec souplesse. Il avait prit l’habitude des exercices périlleux dans le genre ; il sentait l’humaine, sur son dos, s’adapter avec aisance au relief de la forêt.

Comme à chaque fois qu’elle chevauchait, elle ferma les yeux, rompit le contact avec la réalité. S’isolant dans son esprit, elle chassa la mort et s’abandonna. Les ultimes murs qui entouraient son esprit s’effondrèrent ; elle se retrouva nue, frissonnante. Des bulles noires la saisirent, l’emportèrent, firent tournoyer les deniers éclats de son âme. Puis elle passa sous la cascade. Sa conscience fut déchiquetée, broyée, écrasée.

Liliane s’oublia.
 

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