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 [½ Nuit 9 Sept.] Extraits

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Extrait de la Mi-Nuit du 9 septembre 2011

Malgré ma mauvaise humeur, j'inaugure avec un truc raté et improvisé vers 23h. Histoire d'être présent comme à mon habitude. Ca pourrait être un début de nouvelle, un début de rien du tout, bref juste une histoire sans prétention.

Citation :
Quelque chose de terrible était arrivée à ce transporteur en route vers un système minier basée près d’une ceinture d’astéroïde. Chris l’avait su dès que ses yeux s’étaient posés sur cette carcasse métallique perdue au beau milieu de l’immensité glaciale de l’espace. Une collision avec un petit corps céleste pouvait être à l’origine d’une brèche dans la coque, ce qui avait provoqué une série d’explosions dans les moteurs. Sa propulsion rendue inopérante, le vaisseau avait dérivé et entraîné la mort de son équipage ; le manque d’eau et de vivres avaient sans doute eu raison de ces pauvres âmes errantes qu’étaient devenus l’équipage de l’Apollo.

Un crissement métallique accompagna la fusion des deux sas. Divers mécanismes s’enclenchèrent, étapes d’un protocole préétabli en vigueur sur n’importe quel bâtiment lors d’un séjour dans l’espace. La vérification de la pression de deux sas s’enclencha ; des sondes analysèrent la qualité de l’air pour y détecter les taux d’oxygène et d’éventuels corps bactériens ou nanoéléments. Une vingtaine de secondes furent nécessaires pour que les ordinateurs autorisent le transfert entre les deux compartiments ; le port de masques et de systèmes autonomes de respiration n’étaient pas nécessaires au commando pour explorer cet appareil à la dérive.

Chris le retira donc, et remit l’appareil dans son sac.

Lorsque la porte blindée se désolidarisa et qu’une étroite brèche leur ouvrit le chemin au vaisseau fantôme, une odeur assaillit leurs sens. Chris faillit vomir au moment où cette senteur envahit ses narines et se répandit jusque dans sa gorge, lui laissant un goût désagréable dans la bouche.

Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’il reconnut cette effroyable puanteur. Il s’était attendu à tout autre chose, comme à des effluves de moisi et de renfermé. Après des mois d’errance sans le

Il attrapa son sac à dos et fouilla dedans frénétiquement. Dès que sa main se posa sur l’appareil respiratoire, de la bile remonta le long de son œsophage et se pressa contre sa gorge. Elle brûla son larynx et il dut faire un grand effort de volonté pour éviter de recracher son repas sur le sol métallique. Chris l’enfila aussitôt malgré ses mains tremblantes. La fermeture hermétique de cet appareil sur son casque lui procura un bien fou, l’éloigna de cette odeur pestilentielle.

Malgré sa répugnance à pénétrer dans ce vaisseau, il franchit le sas. Le couloir dans lequel il déboucha était plongé dans l’obscurité. Chris se sentit aussitôt oppressé, comme si les ténèbres environnantes se pressaient contre lui, prêtes à l’écraser contre les parois. Quelque chose de malsain se préparait dans cette noirceur ambiante ; Chris avait la désagréable impression d’être épié, chacun de ses mouvements observé avec le plus grand soin.

Sa main se porta sur le côté droit de son casque ; une douleur était apparue à sa tempe. Ce réflexe de caresser la zone touchée pour en calmer la douleur se révéla bien inutile. Il fit fi de la souffrance et bascula sur la vision nocturne. Son champ de vision s’illumina de teintes verdâtres plus ou moins claires qui dessinèrent devant ses yeux le couloir et tous les détails qui accompagnaient cette vision. Il eut un mouvement de recul lorsque son regard dériva sur le mur le plus proche. Troublé par ce qu’il venait d’apercevoir, il revint à une vision normale et alluma une lampe torche. Le faisceau balaya le couloir : davantage préparé, il n’eut comme seul réflexe qu’un plissement de paupières.

Une traînée de sang couvrait le mur. Beaucoup de traces écarlates couvraient le sol, y dessinaient de curieux motifs.


Dernière édition par Revan le Sam 10 Sep 2011 - 8:27, édité 1 fois
 
Juliette n'avait pas peur
   
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Rien à montrer de mon côté. C'était pour le concours.
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extrait de la mi-nuit 9 septembre 2011, toujours Souvenirs d'une Rose. ceci est tiré du chapitre 32 "Tout de blanc, vis tu ?"

494mots pour ce passage, ça tombe bien Smile
Spoiler:
 
 
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Extrait de la nuit du 9 Septembre

412 mots (Chapitre 11 d'Armort, le prophète)

Citation :

Armort pénétra sur l’immense place centrale et se dirigea d’un pas décidé vers le port. D’ordinaire ce lieu grouillait de monde, toutes les nationalités s’y croisaient et échangeaient tout type de marchandise, même les plus insolites. Mais à cette heure avancée de la nuit, elle était presque déserte et une tout autre ambiance s’en dégageait.
Des petits groupes épars de gens discutaient ou négociaient, bien cachés dans l’obscurité. Des affaires étaient conclues, des contacts passés ou des biens échangés, et tout cela, dans façon furtive et dissimulé. Ces gens, sournois par nature, vivaient la nuit et passaient leurs vies à négocier ce qui ne pouvait l’être de plein jour.
Quelques yeux curieux épierrèrent le guerrier qui avançait d’un pas sûr vers le navire Nubian, puis revinrent à leurs affaires.
Seul, les espions, à la solde des autorités de la ville, s’interrogèrent et notèrent ce fait insolite « un guerrier blanc monte sur un navire Nubian ».
Une bagarre éclata tout à coup entre deux groupes de marchand, plusieurs coups furent échangés, puis les négociations reprirent comme si rien ne s’était passé. Quels que soient leurs différends, l’appât du gain avait toujours eu le dernier mot !

Armort ne prêta pas attention à cette faune misérable, ces gens ne valaient pas la corde pour les pendre. Il se présenta devant les gardes de la passerelle et s’identifia de ces quelques mots : « Je suis l’homme que vous attendez ! »
Sans même répondre, les marins s’écartèrent en inclinant légèrement la tête et le Prophète monta à bord.
Il pénétra alors dans un autre univers. Un monde fait de faste et d’opulence s’étalait sous ses yeux ébahis. À mille lieues du spectacle désolant qu’affichait cette sinistre cité, ce navire offrait un luxe insolent qui par bien des détails pouvait choquer.
Deux esclaves enchainées s’avancèrent, l’une lui proposa, sur un plateau d’argent, de la nourriture à l’aspect succulente. L’autre, dans une coupe de cristal ciselée, lui offrit du vin. Il refusa poliment cette nourriture et pénétra dans l’immense cabine qui lui faisait face.
Une vielle femme se leva à son entrée et dit :
- Ne refuse pas les mets qui te sont proposés, Prophète, même si ta condition actuelle t’en dispense. Nous autres, Nubians, estimons qu’il est impoli de refuser la générosité dont on fait l’objet.
- Laisse-moi vérifier par moi-même, si ton maître est si généreux que cela. Et mon nom c’est Armort, Prophète je le garde pour les grandes occasions !
 
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Dernière édition par Bighit le Mer 18 Jan 2012 - 17:20, édité 1 fois
 
Pomcassis
   
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Voici TOUT ce que j'ai écrit hier (260 mots et des poussières...)

Citation :
Apollinaire marche le long d'une rue encadrée d'immeubles vagues. Ses épaules effleurent les personnes qu'il croise, mais les évitent grâce à des mouvements fluides. Il accélère le pas, lève son poignet au niveau de son torse, le regarde, souffle, dépité. Aucune montre ne fonctionne ici. Celle qu'il porte est bloqué à 4h52 pour toujours. Il tourne à gauche, serre la main d'un type qui continue sa route en sens inverse, fait « bonjour » d'un signe de la main à une femme qui semble attendre quelqu'un, adossée à un panneau flou. Un homme gros et sale l'apostrophe. Ils discutent trois minutes, mais Apollinaire veut s'en débarrasser. Il lui donne trois cigarettes, balance un « au revoir » dans un soupir et reprend le fil de sa marche, sans se retourner. A l'intersection suivante, il bifurque à droite et, quelques mètres plus loin, pousse une lourde porte qui mène dans une cour intérieur.
Un banc étale ses planches de bois brut à l'ombre d'un arbre au tronc famélique et aux branches squelettiques. Apollinaire trépigne d'être en retard et de devoir attendre. Il s'assoit, puis se relève, piétine les graviers, leur lance des coups de pieds et se rassoit. Il ne remarque pas l'ombre presque immobile qui trace une silhouette féminine sous le banc. Elle frémit quand elle entend la porte grincer, mais résiste à l'envie de crier, ou de s'échapper.
-C'est pas trop tôt ! gueule Apollinaire.
 
Foxi
   
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Foxi  /  Journal du posteur


Nuit du neuf septembre, L'Horacium... Enfin un petit extrait du chapitre 47:

Citation :
Ziva arriva peu de temps après. Elle ne dit mot de Kahlan, elle se contenta d’un regard surpris. Le général s’agenouilla devant le garçon, saisit ses tempes et murmura quelque chose. Immédiatement il se figea, puis convulsa, blanchit… et Ziva lui rendit son sang. Lorsqu’il remarqua les deux jeunes filles penchées sur lui, il détourna le regard, gêné.
Kahlan s’attendit à ce qu’il lui redemande pour son visage mais non… il balbutia :
- Qu’es ce qu’il s’est passe ?
- Tu étais saoul… au tomok. J’ignore comment tu as fait ça, répondit Ziva.
- J’en ai bu beaucoup aussi.
- Peut être…

Soudain, Astrid surgit de nulle part et tira Kahlan par le manche de sa robe :
-Bat… Kahlan !
- QUOI ! Aboya l’Otsoa, sa louve grognant comme jamais
- Je viens d’avoir une vision !
- Une vision ? Tu deviens medium maintenant ?
- J’ai vu les dragons noirs de ton…, un rapide coup d’œil sur Akira la convaincu de changer de terme, de Miriador. Ils viennent vers nous Kahlan ! Il faut partir d’ici vite !
Elle n’avait plus le temps de réfléchir. Il fallait partir. Vite.
 
naturalk
   
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L'extrait d'hier soir, c'est une partie de mon deuxième roman. Désolé pour l'attente. Je viens de rentrer.

Citation :

- Maman, ça va ? Je lui pris la main et lui dis : Viens t’asseoir t’as l’air déboussolé.
Elle posa sa main sur ma tête mais sa main resta en l’air.
- Ne t’inquiète pas, je vais très bien. C’est l’orage, il me fait un peu peur voilà tout.
- Pourquoi t’as peur ? Il t’arrivera rien tu es à l’intérieur.
- Je sais mon chéri, c’est une sensation, une présence à laquelle je ne m’y ferais jamais. Peu importe.
Je me rapprochai d’elle et lui dit en chuchotant
- Ne lui montre pas à Teddy, sinon il risque de prendre peur lui aussi. Chut !
- Tu as raison Teddy importe plus que moi, il est si petit le pauvre, je m’en voudrais de lui procurer une telle psychose à cause de si peu, on peut vivre avec.
- Oui, une peur c’est dans la tête montrant à maman ma propre tête avec mon index. Allez viens t’asseoir avec nous.
- Je serais juste dans la cuisine, je vais faire le diner.
- Non, viens on n’a pas faim, il est que 17h30.
Elle enleva ma main de sa main.
- Il le faut, c’est mon devoir de mère de préparer le diner pour ce soir, éplucher les patates, mettre le poulet au four, le rôtir, je vous dirais quand vous devrez mettre la table.
- D’accord maman répondis Josh.
Et moi je restais avec ma main dans le vent pendant qu’elle se dirigea vers la cuisine. Je tournis ma tête vers Josh.
- pourquoi t’a accepté ?
- Tu sais très bien qu’elle n’aurait pas fait d’écart, elle ne se serait jamais assit avec nous, elle doit préparer le diner.
- Tu dis n’importe quoi, il n’est que 17h30, ce n’est pas grave si on mange à 20h au lieu de 19h, tu ne vas pas mourir et nous n’ont plu.
- C’est comme ça, la vie est faite d’habitude
- Non, la spontanéité tu connais
- C’est une farce, tout reviens et se remet en place très vite, crois moi ça arrive tous les jours.
- Non, j’aurais beau crier, je savais que maman ne bougerais pas de la cuisine et continuerais quoiqu’il arrive de préparer le diner.

 
Orcal
   
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Mi-nuit du 9 septembre

Un extrait de l'Envol des Cendres, partie II. 496 mots.

Citation :
Blotti sous un fourré qui poussait au bord des chutes, Lieth observa tout le jour la vallée en contrebas. Il était à nouveau nu ; son manteau séchait sur la pierre. Deux édifices en anneau se dressaient de part et d’autre du fleuve ; le tapis mauve de la forêt les encerclait avant de déferler au pied de la Dernière Marche. Un pont arachnéen franchissait le cours d’eau ; une route devait mener d’une tour à l’autre à travers les bois. Plus bas, une immense ville s’étalait dans la vaste dépression.
Le Voyageur, pelotonné sous les feuilles et yeux mi-clos, percevait par tous ses autres sens la vie qui fourmillait dans la plaine. Même à cette distance, les sons et les effluves lui parvenaient avec une netteté surprenante.
Une seule retenait son attention.
Sa trace était très présente dans le grand anneau de gauche. Elle devait y vivre, y être en ce moment même. Lieth élimina toutes les autres senteurs et se concentra sur celle qui l’intéressait ; les heures défilèrent, le plongèrent dans un demi-sommeil vigilant.
Enfin, le soleil se coucha et les deux lunes jumelles apparurent.

Dans la forêt, il tomba sur plusieurs pistes ; l’une d’elles menait jusqu’au pont puis s’évanouissait dans un des piliers, sous l’arche. Lieth huma avec précautions le revêtement de pierre, et trouva un endroit où des mains avaient laissé leur odeur, et ce à de nombreuses reprises. Il appuya – une petite porte pivota et dessina un rectangle qui même dans l’obscurité semblait découpé dans des ténèbres pures.
Le labyrinthe souterrain éveillait la curiosité de Lieth ; il devinait, à chaque croisement de tunnels, les nombreuses possibilités offertes par les embranchements multiples. Mais pour l’heure, il s’obligea à suivre la piste principale. Après de longues minutes à arpenter les galeries taillées dans la roche brute, il commença l’ascension de marches irrégulières en colimaçon. L'escalier dépassa plusieurs tunnels; à son sommet, un mur en pierre bloquait la sortie.
Lieth resta aux aguets quelques minutes ; derrière la porte, aucun indice de présence. Il appuya sur la partie de la paroi la plus saturée de senteurs, et l’air frais de la nuit bondit à sa rencontre.
Il se trouvait sur le toit en terrasse de l’édifice. L’esplanade était déserte ; mais il comprit immédiatement qu’un événement exceptionnel se déroulait cette nuit-là. L’atmosphère s’emplissait de vacarme, d’excitation et de détonations ; dans le lointain, la ville scintillait comme un amas de joyaux délicats enchâssés dans une étoffe sombre, bruissante d’ardeur contenue et d’impatience.
Tout autour du bâtiment, dans la cour, une foule dense exhalait une chaleur animale. Il ne la voyait pas mais en sentait chaque pulsation. Lieth se sentit tout à coup encerclé, vulnérable ; si quelqu’un le voyait…
Elle est là !
Tournant le dos au grondement de la multitude, il s’élança en trois bonds vers le parapet intérieur de l’anneau. En contrebas, dans l’immense cirque, de petites silhouettes prirent place sur l’estrade centrale.
 

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